Publication & Reportage - Qui sème ses paroles récolte un champ de fleurs

Réalisation 2008

 

(Appuyez pour changer d'article)
LE SENTIER DE ST-HIPPOLYTE
JUIN 2002
JEAN-PIERRE FABIEN
Qui sème ses paroles récolte un champ de fleurs
Entretien avec Christine Landry

Son allure annonce la lueur du jour. Elle est transparente comme l’eau de roche et cherche à partager son goût de la beauté. Christine Landry est une femme passionnée de nature, de jardins et de fleurs. En la rencontrant, j’ai pu comprendre peu à peu l’origine de son enthousiasme et de sa flamme intérieure.

Une femme qui sème ses paroles

Christine Landry dit ce qu’elle ressent et écrit ce qu’elle connaît. Elle signe la chronique d’horticulture dans Le Sentier depuis l’automne 2001. Elle écrit également dans Le journal de Prévost, contribue à La Vallée, de Saint-Sauveur et écrit dans le journal Ski-se-dit de Val-David. 

Elle vient de participer à un projet d’envergure. Elle a fourni deux articles bien documentés dans un guide des jardins du Québec qui vient tout juste de paraître. C’est un collectif où 30 auteurs (chroniqueurs horticoles, propriétaires de jardins, horticulteurs, jardiniers, agronomes, biologistes...) se sont réunis pour produire un ouvrage à la fois unique et fort intéressant. Ce livre est publié par les Éditions Multimondes et s’intitule «Botanique et horticulture dans les jardins du Québec». Le conférencier horticole Rock Giguère assure la direction du projet. 

Voici les titres des deux articles qu’elle a rédigé et qui font partie de cet ouvrage :  «Réaliser un champ fleuri par l’ensemencement à la volée» et «Collection d’un jardin privé : le jardin de la Sagi-Terre». 

De la métallurgie aux fleurs

Elle est Franco-Ontarienne mais a passé son enfance et sa tendre jeunesse au Québec. Après ses études universitaires à l’École Polytechnique de Montréal, elle devient ingénieure en métallurgie et travaille pour de grosses firmes telles que Alcan, Générale Électrique et Bombardier. 

Elle a eu la chance de voyager à travers le monde. En tant qu’aventurière, elle a découvert la forêt tropicale et les savanes du Venezuela et du Cameroun (Afrique) et a visité quelques pays d’Europe. Elle a des amis qui habitent les réserves amérindiennes et allait y séjourner à l’occasion.

Le premier contact avec la luxuriance des fleurs est survenu à Yaoundé capitale du Cameroun dans un monastère bénédictin. L’immense jardin suspendu sur le mont Fébé regorgeait de crotons énormes, de broméliacées étincelantes et d’oiseaux du paradis spectaculaires. Peu à peu, le monde des plantes commençait à exercer sa fascination sur notre voyageuse émerveillée.

Pignon sur rue à Saint-Hippolyte

Puis de fil en aiguille, elle opte pour une vie plus près de la nature. Une naissance : Jean-Daniel. Il y a quatre ans, elle s’installe à Saint-Hippolyte. Elle acquie la maison centenaire de Pierre Bonneau au 64, Lac Connelly (nord). Le coup de foudre côté jardin survient donc lors de la visite du jardin de Pierre Bonneau à St-Calixte. Celui-ci initie Christine aux beautés du jardin de fleurs et à la force insoupçonnée des leurs semences. Comme elle le dit si bien : « Moi je ne fais que semer, c’est Dieu qui fait croître». C’est que tout est déjà contenu dans la semence. Il faut dire que 95% de son jardin fut parti à la semence.

La naissance du Jardin du pasteur

Christine fonde alors sa propre entreprise «Avoir son champ fleuri», spécialisée dans la réalisation de champs fleuris par l’ensemencement à la volée. Elle aménage aussi avec beaucoup de doigté des massifs à l’anglaise de rudbeckies rouges, de salicaires, de lupins, de gaillardes, de coréopsis, de marguerites, d’héliopsis, d’œillets de poètes et cultive une impressionnante collection de tournesols. Son expertise commence à dépasser les frontières. On la sollicite maintenant pour effectuer des champs fleuris. Elle donne également des conférences sur le sujet dans plusieurs Sociétés d’Horticulture et d’Écologie et est présente depuis deux ans au Rendez-Vous Horticole du Jardin Botanique de Montréal.

Christine est aussi membre de l’Association des petits jardins du Québec. On peut visiter son jardin sur www.lechampfleuri.com. Il faut croire alors que lorsque l’on écoute ses passions intérieures, le vent finit toujours par tourner du bon côté !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cliquez ici pour consulter la table des matières du livre.

Cliquez ici pour voir l'article sur les champs fleuris

 

 

 

Cliquez ici pour envoyer ce reportage à un(e) ami(e)