Publication & Reportage

Réalisation 2008

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LA TERRE DE CHEZ NOUS
4 SEPTEMBRE 2003
TERRE NATURE
THERESE ROMER


Asphalte, pelouse ou champ fleuri?

Au Québec, nos fleurs indigènes vivent surtout en sous-bois. Depuis des temps immémoriaux, elles éclosent tôt au printemps, dans leur habitat qui couvrait jadis presque tout le territoire.
Le spectacle de couleurs arrive en été dans les lieux ouverts, les champs en friche, au bord des routes. Les fleurs sauvages ensoleillées (telles les marguerites, les épervières, les diverses légumineuses souvent échappées de culture) témoignent des migrations, et aussi du travail des hommes et des femmes qui ont bâti ce pays.
Or, le remarque-t-on assez ? Notre mode de vie urbanisé, laisse peu de place aux lieux sauvages. L’asphalte et l’automobile dominent le paysage. Passe encore pour les centres commerciaux. Hélas pour les cours d’école où s’élèvent nos enfants !
Heureusement, il y a des exceptions. J’ai été intriguée par l’École de la Source à Bellefeuille près de St-Jérôme, où se déroule un projet éducatif : recréer un champ fleuri. On y a aménagé une partie de terrain. On y a ensemencé des fleurs faciles, colorées, qui n’exigeront presque pas d’entretien d’année en année.

‘’Cette année je vais réaliser, avec les 472 élèves, les enseignants et le personnel, un champ fleuri couleur soleil de 1,000 pi2 pour l’école la plus verte des Laurentides’’ dit la directrice, Mme Nicole Parent-Gingras.

Cela m’a donné à penser. Dans la nature, on a parfois - rarement ! – la surprise de tomber sur un spectacle de couleurs spontané, époustouflant. Essayer de la reconstituer chez nous dans notre terrain – rien de plus difficile. Je l’ai constaté par le passé, malgré les bons conseils de nombreux articles et livres consacrés aux ‘’prés fleuris’’.

Eh bien ! pas si difficile que ça, parât-il. Voilà, je l’apprends grâce au savoir-faire d’une fée bien de chez nous.
Christine Landry a expérimenté et mis au point des façons pratiques d’implanter des champs fleuris dans divers terrains, pour répondre à divers besoins. C’est elle qui pilote le beau projet de l’École de la Source.

Son parcours illustre l’alliance heureuse entre la science et l’art, entre l’imagination et la patience. Formée au départ comme ingénieure en métallurgie, Christine a découvert sa vraie vocation - les champs fleuris – lorsqu’elle a été parmi les premiers jeunes que mettait à pied Bombardier. Les années depuis lui ont permis d’expérimenter et d’affiner ses méthodes. Ce n’est pas la théorie qu’elle prêche.

Elle sait travailler elle-même la terre, organiser au besoin bêches et tracteurs, suivre les étapes d’un projet. De solides réalisations sont là pour le prouver.

De sa jolie maison champêtre à St-Hippolyte dans la même région, ‘’Avoir son champ fleuri’’ où elle habite, Christine est devenue une extraordinaire ambassadrice des champs fleuris.

Rencontrez-la sur son site Web : www.lechampfleuri.com. Vous y découvrirez qu’il n’est pas impossible de transformer un pouce brun (ou gris) en pouce vert.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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